Mouche naturelle




Je vais vous faire une confidence, je ne connais pratiquement pas les mouches naturelles.

Mais un minimum est nécessaire tout de même (c'est comme si vous étiez au bord d'une route que des véhicules passent et que vous ne savez pas si c'est une moto, une voiture ou un camion).

Au bord de l'eau, c'est pareil, vous voyez des mouches passer au gré des courants et vous ne savez pas si c'est un sedge ou un imago d'éphémére, que voulez-vous accrocher au bout du fil ?.

Nous verrons donc:

Avec ces cinq familles, nous aurons un échantillonnage de 90% de nos besoins de pêcheur à la mouche, et donc nous verrons les montages de base appropriés à chaque famille.

Les éphèmères

Un pêcheur à la mouche quand il parle de mouches, c'est aux éphèmères qu'il pense avant toute autre espèce tellement cet ordre est importante. On les reconnait à leur ailes dressées verticalement et à leur grand cerque. Quand on passera au montage des mouches artificielles il faudra se rappeller sans rentrer trop dans les détails que les éphèmères sont imitées à différents stades de leur vie.
Schématiquement aux stades de nymphe, subimago (pour le montage on dira émergente), imago (mouche séche) et spent (mouche morte aprés la ponte). La taille des éphèmères varie de quelques millimétres à près de trois centimètres pour les plus connues c'est-à-dire les mouches de mai, cerques non compris. Celui qui a eu l'occasion de voir une éclosion de mouches de mai au coup du soir s'en rappellera toute sa vie tellement c'est extraordinaire, mais malheureusement de plus en plus rare. Si vous faites le compte, on a déja 4 mouches artificielles pour imiter une mouche naturelle d'un seul genre et taille. Je n'ose même pas vous parler qu'il faut encore différencier les mâles des femelles. Heureusement (les puristes vont avoir les cheveux qui se dressent sur la tête), il y a les mouches d'ensemble.




Les Trichoptères

Les trichoptères ou phryganes constituent un ordre trés important pour la pêche à la mouche. On les reconnait à leurs ailes couchées horizontalement sur le dos en forme de toît assez bas cachant leur corps velu. Leur taille varie de quelques millimètres à 3 ou 4 centimètres pour les plus grands, ils n'ont pas de cerques comme les éphèmères, mais, pour certains, ils ont des antennes sur la tête. Pour leur imitation, on se contentera de deux stades, nymphe et sèche (mouche très utilisée pour le coup du soir).


Plécoptères

Plus connu sous le nom de mouches de pierres, ils ressemblent aux phryganes mis à part que leurs ailes sont à plat sur le dos. On se contentera d'une grosse imitation de sedge.




Diptères

Dans cet ordre, on se contentera de deux catégories : les moucherons, très durs à imiter par leur grosseur, et les moustiques, plus particuliérement le chironome issu du ver de vase bien connu des pêcheurs au coup.



 

Hymenoptères

Pour cet ordre, seules les fourmis nous intéresseront. L'été, elles apparaissent sur les rivières sous forme ailées et, si vous n'avez pas de fourmis dans la boîte à mouches, vous pouvez aller sur le pré faire une petite sieste car la pêche est terminée pour vous, heureusement d'une relative durée quand on regarde les gobages de la berge et qu'on est impatient de pêcher.